Ou comment faire de nouvelles rencontres… en tout bien tout honneur !

Je suis toujours amusé de voir la réaction de certaines personnes lorsque je leur dis que je pars en déplacements professionnels. Ils ont une sorte d’émerveillement et d’idéalisation du voyage d’affaires.

J’ai parfois l’impression qu’ils pensent que je pars en balade !

De temps en temps, je leur explique ce que représente vraiment un déplacement professionnel… Et bien que je trouve cela encore très enrichissant et valorisant (si si parfois ça l’est !), je suis très conscient de la pénibilité que cela peut aussi représenter.

A chacun de mes déplacements, je me fais la même réflexion… Je me sens seul !

Cette solitude me prive parfois de découvrir ou de profiter de la ville, de ses monuments, son atmosphère ou de sa gastronomie…

J’entends déjà certains dire que si l’entreprise nous paye un déplacement ce n’est pas pour s’amuser mais pour travailler.

Alors peut être que j’ai une vision un peu trop idéaliste, mais je reste convaincu que l’on peut faire les deux ! Pire… je pense qu’il faille faire les deux pour être performant.

Si nous ne profitons pas de la ville alors que nous reste-t-il d’un déplacement professionnel ? Un lever aux aurores, du stress, un plateau repas avalé seul dans sa chambre devant son pc, le manque de sa famille et j’en passe.

En revanche, prendre le temps d’un repas, d’une balade en ville ou de rencontrer des personnes ne nous empêchera pas de performer en réunion.

Je suis souvent déprimé à l’idée de descendre au restaurant de l’hôtel et de voir les voyageurs manger avec leur téléphone en moins de 15 minutes avant de remonter dans leur chambre et regarder la TV…

Le marché se développe et les mentalités évoluent. Nous avons vu dans un précédent article que certains hôtels ont créé des « running bars ». Dans un monde plein de technologie, des sociétés se développent pour aider le voyageur d’affaire à rompre la solitude tout en optimisant son déplacement.

Des compagnies aériennes avaient essayées de faire se rencontrer les gens sur le vol en prenant contact avant, mais cela n’a pas fonctionné. Probablement que le nombre d’utilisateurs était trop faible (et c’est la clef de toutes les applications du genre), peut être le moment était aussi mal choisi.

Les nouveaux acteurs proposent aux voyageurs de se rencontrer le soir, aux lounges ou durant d’autres moments non occupés à ce jour.

C’est le cas d’une application comme Shapr, société française qui vient de lever 4 millions de dollars. Il propose de rencontrer d’autres professionnels pour échanger et étendre son réseau (le fondateur n’en ai pas à son premier coût d’essai puisqu’il avait créé un site de rencontre… plus personnel : Attractive world).

Il existe plusieurs exemples comme celui-ci partout dans le monde.

C’est un sujet qui intéresse aussi les grands groupes avec un fonctionnement en vase clos. C’est à dire que seuls les salariés de l’ensemble des filiales peuvent y avoir accès. Une façon intelligente de consolider une culture d’entreprise, de partager les connaissances au sein du groupe et pourquoi pas de réduire les coûts de déplacements (mutualiser les taxis, profiter des bons plans souvent peu communiqués,…).

Un nouvel acteur français se développe aussi sur ce créneau avec un angle d’attaque double : faire des rencontres de professionnels tout en mettant en relation direct les hôtels et les voyageurs.

Une initiative de la société toulousaine Hotelub.

En plus de permettre des moments de partage entre voyageurs, l’hôtelier reprend un peu la main sur sa relation avec son client final.

Bizarrement, la technologie facilite les rencontres entre voyageurs d’affaires et permet de réduire ces moments de solitudes.

Bien que l’idée n’est pas de se faire de nouveaux amis, c’est une nouvelle façon de rencontrer d’autres professionnels dont les centres d’intérêts / besoins sont communs aux vôtres et de ce fait, de partager des idées, des expériences autour d’un verre ou d’un diner.

Note :

Les marques mentionnées ne le sont qu’à titre indicatif sans aucune contrepartie. Cet article ne vise pas à donner l’exhaustivité des applications existantes mais uniquement quelques exemples pour illustrer mes propos et l’originalité de ses Start up.